
Le rendu argentique d'autrefois, retrouvé : l'ADOX CHS 100 II est un film noir et blanc à émulsion classique, qui délivre un authentique look des années 1960, tonalité douce et aérienne, ombres ouvertes, hautes lumières crémeuses et grain classique. Sa sensibilisation orthopanchromatique assombrit les ciels et fait ressortir les nuages, et sa très grande latitude d'exposition rattrape les écarts. Sensible à 100 ISO, disponible en 135 et 120.
Plage de prix : 8,50€ à 8,90€
Certains films cherchent la perfection clinique ; l'ADOX CHS 100 II cherche le caractère. Construit sur une émulsion classique, il restitue ce que beaucoup appellent le vrai look argentique des années 1960 : une tonalité douce et aérienne, des ombres qui restent ouvertes, des hautes lumières crémeuses et des transitions de gris d'une grande douceur, le tout porté par un grain classique, présent mais élégant. Sensible à 100 ISO, c'est un film de tous les jours qui a une âme.
Sa particularité tient à sa sensibilisation orthopanchromatique, c'est-à-dire une sensibilité au rouge volontairement réduite. En pratique, cela donne des ciels plus sombres où les nuages se détachent magnifiquement, un effet précieux en paysage et en architecture, à connaître pour le portrait où les teints rougeoyants rendent un peu plus foncés. Côté technique, il est très tolérant : sa double émulsion lui confère une latitude d'exposition généreuse, et il répond bien à la poussée comme à la sous-exposition. Deux couches anti-halo le rendent particulièrement net, sur une base polyester de qualité archive. Le rendu se règle ensuite au révélateur : l'Atomal pour des gris veloutés et doux, le FX-39 II pour un contraste équilibré et une netteté optimale, l'Adonal (Rodinal) pour un contraste relevé et une définition extrême. Les révélateurs pyro, en revanche, ne lui conviennent pas.
Disponible en 135 et en 120, le CHS 100 II s'adresse à qui aime un noir et blanc qui a de la matière, pas une image lisse et impersonnelle. En petit format, il donne du caractère aux scènes de rue et de voyage ; en moyen format, où l'on agrandit moins, son grain classique et sa douceur s'épanouissent pleinement pour le paysage et le portrait posé. Sa grande latitude en fait aussi un excellent film pour qui débute ou photographie sans cellule, tant il laisse de la marge. Mon conseil, l'exposer plutôt généreusement pour profiter de ses ombres ouvertes, et choisir son révélateur selon l'effet voulu, doux à l'Atomal, mordant au Rodinal. Un film de plaisir, pour le goût du beau noir et blanc d'autrefois.
| Poids | ND |
|---|---|
| Dimensions | ND |
| Format | Bobine 135, Rouleau 120 |