
Une légende du développement argentique : le Bergger PMK, pour Pyro-Metol-Kodalk, est le révélateur pyro mis au point par Gordon Hutchings, devenu une référence du noir et blanc soigné. À base de pyrogallol, il réunit un grain très fin, une netteté de contour incisive et une teinte jaune tannante qui maîtrise les hautes lumières et signe le rendu des négatifs.
Livré en deux parties qui se conservent indéfiniment non mélangées, il est terriblement économique : la dilution standard 1+2+100 prépare jusqu'à 25 litres.
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Dans le petit monde des révélateurs d'auteur, le PMK occupe une place de choix. Ce révélateur pyro, dont le nom abrège Pyro-Metol-Kodalk, a été formulé par Gordon Hutchings pour offrir un développement universel adapté à une grande variété de films. Sa base au pyrogallol lui donne deux signatures rares : un grain très fin doublé d'une netteté de contour mordante, et une teinte jaune, ce fameux stain qui se dépose proportionnellement à la densité et discipline les hautes lumières. Sur le négatif, cela se traduit par une échelle tonale longue et un piqué difficile à égaler.
Le PMK se présente en deux solutions, A et B, que l'on ne réunit qu'au moment de l'emploi, à la dilution standard 1+2+100. Le rendement est spectaculaire : un kit prépare jusqu'à vingt-cinq litres de bain de travail, prélevés au compte-gouttes pour un usage unique. Hutchings le destinait notamment aux films exposés généreusement, et un détail compte pour en tirer le meilleur : Bergger recommande un fixateur alcalin, comme son Berfix neutre, pour préserver la teinte et la stabilité dans le temps. Bonne nouvelle pour le stockage, tant qu'elles ne sont pas mélangées, les deux parties se conservent quasi indéfiniment.
Le catalogue propose deux révélateurs tannants, et le choix tient à l'école. Le PMK est le pyrogallol par excellence, celui des chambristes et des amateurs de grand format, avec sa teinte jaune et sa réputation bâtie autour du livre de Hutchings. L'Ornano Nucleol, lui, joue la carte du pyrocatéchol, l'autre voie du stain. Dans les deux cas, on quitte le terrain des révélateurs passe-partout pour une chimie exigeante, à manier avec précaution, le pyrogallol étant toxique. Mais pour qui tire en grand et cherche cette matière particulière, ce piqué et ces hautes lumières tenues, le PMK reste une signature. À réserver aux images que l'on veut vraiment aboutir.
| Poids | 1 kg |
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| Dimensions | 12 × 6 × 18 cm |