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SPUR Acurol N : révélateur haute dilution pour films noir et blanc

Deux cuves, le même film, le même temps, et pourtant deux négatifs différents : avec l'Acurol N, c'est le rythme d'agitation qui décide du contraste. SPUR annonce la couleur dès la fiche technique, en donnant les temps de 1+25 jusqu'à 1+200 et en prévenant que le révélateur réagit bien plus fortement que les autres à la façon dont on retourne la cuve. Retournements espacés, dilution poussée : le grain s'affirme, les bords se détachent, l'image gagne cette plasticité que SPUR revendique. Retournements plus fréquents : le négatif remonte en contraste. Cent millilitres suffisent à une vingtaine de films en 1+50, le double en 1+100, et le flacon fermé tient environ quatre ans.

  • Type : révélateur film noir et blanc, liquide concentré, one-shot
  • Conditionnement : 100 ml de concentré
  • Dilutions : de 1+25 à 1+200 selon le film et le rendu (1+50 et 1+100 les plus courantes)
  • Rendement : environ 20 films en 1+50, 40 films en 1+100
  • Température de référence : 20 °C, valeur de mise en cuve
  • Agitation : 30 secondes en continu puis 1 retournement par minute ; à partir de 1+100, doubler pour le rouleau et tripler pour le plan-film
  • Contraste : se règle par la fréquence d'agitation
  • Eau : eau déminéralisée conseillée en région d'eau dure
  • Films : tous films courants (table SPUR : APX 100, Pan F+, FP4+, HP5+, Delta 100 / 400 / 3200, T-Max, Tri-X 400, Acros 100, Rollei, Fomapan, Kentmere, ADOX CHS, Silvermax)
  • Non adapté : films documentaires à haute résolution
  • Conservation : environ 4 ans en flacon fermé

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UGS : ACUROLN-100 Catégorie : Marque :
Description
Informations

Description

Il existe des révélateurs où l'on ne touche à rien : temps, température, un retournement par minute, et c'est plié. L'Acurol N n'en fait pas partie. Ce révélateur haute dilution réagit beaucoup plus fortement que les autres à la façon dont on agite la cuve, au point que SPUR consacre un tiers de sa fiche technique à ce seul sujet.

Ce que change un révélateur haute dilution, de 1+25 à 1+200

La table SPUR publie des temps de 1+25 jusqu'à 1+200, pour une trentaine d'émulsions courantes, avec pour chacune deux lectures possibles : une colonne pour ceux qui travaillent au système de zones, une autre pour ceux qui mesurent simplement leur lumière. Le principe est constant : plus la dilution est poussée et l'agitation espacée, plus le négatif gagne en plasticité et en netteté de bord, et plus le grain se voit. À l'inverse, retourner la cuve toutes les 30 secondes au lieu d'une fois par minute remonte le contraste sans changer de bain. Au delà de 1+100, comptez double en rouleau et triple en plan-film. Un flacon de 100 ml fait une vingtaine de films en 1+50, le double en 1+100, et se garde environ quatre ans fermé.

Le détail qui décide de tout : votre eau

Une chose à régler avant la première cuve : la dureté de l'eau pèse ici bien plus lourd qu'ailleurs, simplement parce qu'il y a très peu de révélateur pour beaucoup d'eau. En région calcaire, l'eau déminéralisée n'est pas une coquetterie, faute de quoi les temps s'allongent sans qu'on comprenne pourquoi. Deuxième réflexe utile : les températures supérieures à 20 °C indiquées dans la table sont des températures de remplissage, pas une consigne à tenir pendant tout le développement. Et si vous scannez, l'Acurol N pardonne à peu près un diaphragme de sous-exposition, ce qui sauve les rouleaux terminés à la nuit tombante. Réservez-le en revanche aux émulsions classiques : les films documentaires à très haute résolution demandent une autre chimie.

Informations complémentaires

Poids 0,2 kg
Dimensions 10 × 5 × 5 cm
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