
Ouvrez n'importe quelle table de développement : les temps y sont presque toujours donnés pour le Kodak D-76. Ce révélateur film noir et blanc à grain fin reste la référence, celle qui livre la pleine sensibilité de l'émulsion, des ombres détaillées et un contraste équilibré.
Sa poudre se dissout pour 1 litre de solution stock. À pleine concentration pour le grain le plus fin, ou dilué 1+1 en usage unique quand on cherche davantage de piqué.
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Depuis bientôt un siècle, le Kodak D-76 sert d'étalon au développement noir et blanc : quand une table donne un temps, c'est très souvent un temps D-76. Ce révélateur film en poudre offre la pleine sensibilité de l'émulsion, un grain fin et des ombres bien détaillées, le tout avec un contraste normal et une large plage de densités. Sa latitude autorise même le développement poussé tout en gardant le voile sous contrôle.
La poudre se dissout dans 750 ml d'eau chaude à environ 52 °C, qu'on complète ensuite à un litre avec de l'eau froide. À pleine concentration, le D-76 donne le grain le plus fin et se réutilise, avec un léger allongement du temps au fil des films, ou en le régénérant au D-76R. Dilué 1+1, il se jette après usage mais gagne en netteté de contours, au prix d'un grain un rien plus présent. La solution stock se garde six mois en flacon plein bien bouché.
C'est le révélateur sur lequel j'ai appris, et celui que je conseille pour démarrer : ses temps sont documentés partout, on trouve donc toujours une base fiable. En pratique, je le garde pur quand je veux le grain le plus discret sur une émulsion lente, et je passe au 1+1 sur une Tri-X ou une HP5 quand je cherche du mordant dans les contours. Son cousin chez Ilford, l'ID-11, partage la même recette : à choisir selon ce que vous avez sous la main. Une poudre qui mérite sa place de base de référence dans tout labo argentique.
| Poids | 120 kg |
|---|---|
| Dimensions | 20 × 15 × 1 cm |